Je ne vous ai pas encore présenté tous mes
animaux.... voici Kiwi mon lapin nain âgé de 4 ans. Les animaux de compagnie et moi, c'est une longue histoire.
Chez mes parents, nous avons toujours eu une petite bête. Mon premier fut un hamster, que j'emmenai partout avec moi, caché dans mes poches après l'école...
Puis il y a eu un cochon d'inde, un lapin nain, une colombe, des chats. Leur présence a joué un grand rôle dans mon équilibre affectif.
Il faut savoir que je n'étais pas une petite fille gaie, à l'école je ne jouais jamais avec les autres enfants (du Cp au Cm2) puis vint la maladie qui m'a tenu éloigné des autres de la 6ième à la
3ième. J'ai enfin changé à partir de la classe de seconde jusqu'en terminale, où j'ai eu des amies pour la vie....
Depuis l'âge de 11 ans, je ne me suis plus jamais souvenue de mes rêves ou cauchemars, à l'exception de celui-ci :
Je me trouve dans un appartement. Quelqu'un veut ouvrir la porte d'entrée en forçant la serrure. Le bruit m'intrigue et je vois le verrou tourner alors je le reverrouille à nouveau à toute
vitesse (2 tours). A partir de ce moment là, une lutte incessante commence entre celui qui me veut du mal et moi-même. Il s'agit d'un homme chauve, plutôt musclé (comme dans la publicité de Mr
Propre). Je sais qu'il veut me tuer. Je continue donc à verrouiller, mais il gagne du terrain et maintenant c'est la clé qui bouge donc je change de stratégie. Je cours au fond de l'appartement
et je me cache dans une armoire. Lorsque j'en ressors tout le monde est mort sauf moi. Et là, je me réveille ! Cette sensation est absolument atroce, je viens vraiment de vivre cette
lutte, mon pouls bat fortement...
Ce cauchemar accompagne mes nuits à des fréquences variables, il s'agit toujours du même scénario, de la même fin.
Quelqu'un peut-il m'éclairer quant à son interprétation ?
Par Valérie
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Cela fait déjà un mois que je partage mes journées avec Anaïs et Charlotte et je dois reconnaître que cela me distrait bien l'esprit
: parties de jeu, courses effrénées...
La gaieté s'installe dès le réveil jusqu'au soir.
J'accepte beaucoup mieux mes multiples siestes au cours de la journée car je suis très entourée : c'est la surenchère à qui dormira le plus contre moi, le must étant sur ma tête !
Bien sûr, les humains tiennent aussi une grande place dans mon coeur ! Mais, il faut attendre les créneaux de congés, de week-ends, etc... Pour patienter, je me suis imposée un planning que je
respecte plutôt bien ... Ménage, lessive et Informatique le matin puis télévision, broderie et promenade (quand le temps le permet) l'après-midi. Le tout entrecoupé des fameuses siestes. En fait,
mes temps d'activité sont très raccourcis.
Peu importe, le temps vécu est la seule notion à retenir. Chaque soir, je savoure et revisione mentalement ma journée en me promettant d'améliorer mon lendemain, par une attitude toujours plus
adaptée à ma nouvelle condition.
Ma dernière analyse de sang montrait les chiffres suivants :
Hémoglobine 12
Leucocytes 1 500
Neutrophiles 600
Plaquettes 15 000
Ce dernier chiffre me préoccupe particulièrement, j'ai peur d'une hémorragie surprise incontrôlable... la peur n'évitera pas le risque, je sais bien.
Mais comment vivre sereinement ?
Ma soeur m'apporte un grand réconfort, je puise en elle, toute son énergie de vie. J'ai fait le choix d'en dire le moins possible sur mon état de santé afin de ne pas ternir nos rencontres.
Cela me réussi bien. Parfois, il me semble que Séverine, devine tout, sans que j'ai eu à parler. Comment fait-elle ? je crois qu'elle me
connaît si bien, qu'elle peut tout lire dans mon regard...
Par Valérie
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J'ai été malade toute ma vie durant. J'ai appris à me contenter de peu. J'ai déjà 39 ans... J'ai toujours eu le pressentiment que je ne dépasserai
pas la quarantaine parce que mon corps vieillira mal et des complications surviendront.
Depuis juillet 2006, date de la décompensation hépatique, j'ai compris que le compte à rebours était lancé.
39 ans, mariée depuis 2004 et heureuse en amour, satisfaite professionnellement : TROP TOT POUR MOURIR.
J'aimerai bien vivre encore 5 ans, le must serait 10 ans mais là c'est vraiment trop demandé.
Après avoir eu un chagrin immense (quitter mon emploi, éliminer beaucoup de mes activités préférées telles que la marche, la danse, les veillées, les longues discussions entre ami(e)s), j'ai
décidé de tout faire pour ne pas gâcher mon présent.
Je ne compare donc plus avec AVANT. Je me préoccupe uniquement de ma journée. je me couche heureuse de l'avoir terminée et j'espère en avoir une autre le lendemain matin...
Le temps qui passe est mon ennemi. Il m'a donc été impossible de fêter mon anniversaire en mai 2007. Ma petite soeur m'a laissé un très beau message qui m'a valu des gros sanglots :
Je cite :
"J'émets le souhait que ta 39ième année soit réparatrice et te garantisse une quarantaine en forme, tu verras, notre bonne étoile veille...
En attendant, je te souhaite un Excellent Anniversaire ; tu fais si jeune que c'est un plaisir de te voir vieillir !
N'oublie pas que j'ai besoin de Toi...
Je t'embrasse fort.
Ta petite soeur, Sève."
Et voilà, je n'ai pas le droit de mourir, c'est trop tôt. Mais comment faire ?
Je n'ai pas TOUT dit à ma soeur. Je crois qu'elle espère une greffe le cas échéant... C'est trop difficile de lui supprimer tout espoir. Je n'ai pas le droit de lui faire si mal. De plus, nos
rencontres restent de bonne qualité, sans pensée obscure.
Quand, je la quitte, je pleure silencieusement sur le chemin du retour, ne sachant pas si c'était la dernière fois.
Mon mari (JP) a trouvé une astuce pour moins angoissé : il me téléphone tous les jours pour vérifier que tout va bien. Il est souvent en déplacement...
Et moi, je ne laisse plus la clé dans la serrure pour qu'il puisse rentrer au cas où. Au moins, il n'aura pas besoin de fracturer la serrure. C'est très idiot, mais c'est ce genre d'ennui que je
veux lui éviter absolument. Car ce n'est pas la peine d'en rajouter...
Par Valérie
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